Publié le 18 Octobre 2010

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L'EXPRESSIONNISME CONTEMPORAIN, 200 OEUVRES DE CHAIR ET DE SANG.

Cet ouvrage sous la direction d'Antoine Campo, avec une préface de Christian Noorbergen vient de paraître aux Editions LELIVREDART.

Des textes, des couleurs, des toiles, des éclats, des chocs, des émotions.

Chez votre libraire ou chez l'éditeur, commandez, découvrez l'autre visage de la création contemporaine.

expressionnisme_titre-copie-1.jpgL’Expressionnisme a le goût du séisme.

J'ai reconnu d'emblée dans ces oeuvres picturales la violence tragique, l'énergie noire et l'altitude de textes à densité "expressionniste" que j'ai eu le bonheur de mettre en scène : Woyzeck de Büchner, Mademoiselle Julie de Strindberg à Paris et aussi la version dite "carcérale" des Bonnes de Genet que j'avais présentée au Festival d'Avignon.

 Art excessif, excédé, L'Expressionnisme revient en force avec des artistes qui font entendre à nouveau son souffle puissant et sulfureux. Faire création est l’unique façon de gravir la douleur quand le monde menace de voler en éclat.

 Les Expressionnistes d’aujourd’hui rebranchent le courant de haute tension né il y a juste un siècle, c’est à dire à l’instant, tant la fièvre est intacte. Peintres, sculpteurs, ces artistes passionnés, passionnants réactivent cette énergie de volcan.

 Il y a dans leur production, l'engagement chromatique et la radicalité existentielle qui donnent l'unité à cet ouvrage étonnant, panoramique et transgénérationnel.

Antoine Campo

droits réservés

 

 

 

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Rédigé par Antoine Campo

Publié dans #écriture

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Publié le 5 Octobre 2010

o-les-beaux-jours-copie-1.jpgLes séduisantes actrices que vous voyez en "costume-maquillage" de scène sont Agathe et Laetitia. Elles jouent - merveilleusement - la version "culte" de Oh les Beaux Jours de Samuel Beckett que j'ai eu le plaisir de mettre en scène à Paris (Philomuses et Ange Magnétic Théâtre).

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 Adriana, merveilleuse actrice italienne vue au cinéma chez Visconti, Pasolini ou Buñuel, et au théâtre sous la direction de Giorgio Strehler, Luca Ronconi, Harold Pinter, rejoue actuellement et magnifiquement le monologue au Théâtre de l'Athénée, le plus beau théâtre de Paris. Rencontrer et parler théâtre ou cinéma avec Adriana, c'est reprendre des forces pour mille ans.

Les actrices sont des femmes exceptionnelles.

 

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Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce texte de théâtre majeur, voici mon point de vue.

 

Oh Les Beaux Jours, ce titre est tiré du poème de Verlaine, colloque sentimental.

 

Colloque sentimental

Le poème vaut la peine qu’on s’y attarde. Ainsi dans fêtes galantes, Paul Verlaine écrit :

 

Ah ! Les beaux jours indicibles

Où nous joignions nos bouches ! – c’est possible

 

Qu’il était bleu, le ciel et grand l’espoir !

– L’espoir a fui vaincu vers le ciel noir

 

Tels ils marchaient dans les avoines folles

Et la nuit seule entendit leurs paroles.

 

On pourrait intituler, pour blaguer, le poème « strangers in the night », si l’on n’était pas glacé de froid et d’effroi devant le gouffre invoqué. C’est ça, chez Beckett, la blague n’est risible que la première fois. La seconde fois sent non pas comme on dit le réchauffé, mais le rance, l’errance et l’air rance.

 

Nuit

Les aveux des deux fantômes d’amour s’adressent à une nuit dépourvue de transcendance. Le contraire de Marthe qui dans l’Échange de Claudel sent la présence du Créateur ; dans la nuit d’épreuve et de chagrin, une présence. Présence qui donne à la parole qui devient prière, un effet de sens. « Jamais entendu pareil silence » dit Krapp dans La Dernière bande. Chez Sam un silence de plomb comme vérrouillé sur lui-même. Notons que le Ah de dépit du poème est remplacé chez l’Irlandais par un Oh qui suppose l’émerveillement, même feint. Un monde fermé, clos, sans appel. Une parole dans le vide, manifestation infime du vivant.

 

Vide

Winnie vide son sac, brosse à dents, miroir, rouge à lèvres et surtout revolver : des objets, que des objets qui nous aide à tenir le coup de la douleur de vivre. Les objets derniers compagnons de l’esseulement. Témoins silencieux de notre précarité, au sens de est précaire celui qui n’a plus qu’à prier, la prière, unique recours pour ne pas sombrer dans la folie. Les deuxièmes parties chez Beckett : une répétition dégradée des premières parties, un écho délabré.

 

Phénix

Dans la merde jusqu’au cou, heureusement, il y a la possibilité du suicide, un échappatoire à l’engloutissement par le temps. Le temps est décompté, à rebours, comme avant notre départ dans le néant. Tirer sa journée ou se tirer une balle dans la tête, puisqu’on ne peut se tirer nulle part. Juste se terrer. Chaque jour un tas de cendres de soi. Et puis ça repart, pour un tour. On est condamné à renaître, sous peine de mort.

 

Moins

Tout nous est retiré petit à petit : la vue, la chevelure, la dentition puis la mobilité. Dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter. Chanter pour ne pas déchanter. « Heures exquises qui nous grisent », refrain de la Veuve Joyeuse. La vie, une opérette inopérante.

 

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Rédigé par Antoine Campo

Publié dans #mise en scène

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Publié le 3 Octobre 2010

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COMPILATION GROUPES INCLASSABLES et EXPERIMENTAUX REEDITION CD VINYL LABEL BORN BAD PARIS

J’avais créé - au Théâtre de la Tempête à Paris - un spectacle expérimental sur un principe sériel inspiré des travaux de Schönberg et du groupe underground américain The Residents. C'était un spectacle composé de soixante spectacles d’une durée d’une minute chrono. C'était une "expérience limite" avec ses limites, sa folie et son étrangeté déconcertante. Un disque est enregistré sous le titre ironique de Théâtre Commercial en hommage au groupe phare de Ralph Records. C'était en 1985. Mon dieu ! Et même le ministère de la culture nous avait soutenu !

Or un groupe de jeunes gens du Label Born Bad, avec leur fantasmagorie et leur énergie ont décidé de faire récemment une compilation : un Best Of des meilleurs groupes inclassables de ces années "folles".

Théâtre Commercial est mort ! Vive Théâtre Commercial. Bravo Born Bad ! Vous pouvez courir acheter ce collector à Born Bad, le meilleur disquaire underground de Paris, quartier Bastille.

Voilà pour ceux qui s'intéressent à ma vie dans l'art.

Bonus : la pochette originale + le verso de la réédition CD et Vynil !



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Rédigé par Antoine Campo

Publié dans #mise en scène

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